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MON REVE (2014).

Avec ce travail de « néons » rapportés sur l'unité d'habitation individuelle j'interroge cette manière venue avec les hommes d'habiter la terre et d'y poser des maisons. Cette façon aussi de considérer l'habitat comme une marchandise du rêve que les brochures de promoteurs affublent de sobriquets qui vantent les mérites du confort et d'un certain bien être... Le "Sam suffit" des 30 glorieuses n'est pas mort.

Alors que les utopies collectives ont été largement déçues, une grande majorité d'habitants considèrent désormais le pavillon individuel comme un cadre de vie idéal entre ville et campagne, lui-même entretenu depuis 40 ans par un long processus planifié d'aménagement standardisé des territoires. Là où le rêve et l'expression de l'individualité sont censés opérer, les mêmes plans types, les mêmes matériaux industrialisés, les mêmes modules reproductibles témoignent d'une nouvelle conception du " vivre ensemble " – ou plutôt " à côté ".

Ainsi, au delà duregard amusé de la première lecture, toute une série de questions viennent se poser en regard des images. Quelles parts d'espoirs et de désirs personnels président à ces implantations péri-urbaines ? Pour quelles parts de contraintes ou de renoncements face la ville qui exclut ? Pour quel ancrage d'avenir et pour combien de temps ?

Série de 15 photographies, tirages jet d'encre baryta, 60x90 cm, edition de 5+2ea.

 

 
   
 

     
tous droits réservés © Jean Noviel